

Que 2012 s’inscrive dans une démarche d’innovation agricole ! Et qu’Agro Perspectives vous accompagne dans vos réflexions et vous aide à progresser vers des systèmes de production toujours plus écologiquement responsables et économiquement rentables !

Le conseil régional de Bourgogne lance un appel à projets à destination des agriculteurs souhaitant planter des arbres sur leurs terres agricoles. Son objectif : favoriser une production durable et préserver la biodiversité. Pour être éligible, les conditions suivantes doivent être respectées :
- il doit s'agir d'une première installation de systèmes agroforestiers,
- les surfaces concernées (entre 2 et 20 ha) doivent être non boisées et avoir fait l’objet d’une utilisation agricole pendant au moins cinq ans avant la demande,
- la plantation d’arbres doit être compatible avec l’activité agricole,
- le projet doit comprendre au moins trois essences ligneuses pour les surfaces de moins de 10 ha et cinq essences pour les surfaces de plus de 10 ha,
- la densité de plantation doit être comprise entre 30 et 100 arbres à l’hectare et aucune essence ne doit représenter plus de la moitié des arbres plantés.
La date limite de dépôt de dossier est fixée au 30 août 2012.
Pour en savoir plus : http://www.region-bourgogne.fr/Appel-a-projets-Agroforesterie-2012%2C37%2C6982
Pour faire face au manque de moyens de protection des cultures en cultures légumières, des chercheurs de l’Inra ont travaillé en réseau avec les acteurs de l’expérimentation et du développement. Le projet PraBioTel, conduit de 2009 à 2011 et porté par le CTIFL avec le soutien du CASDAR et du GIS PIClég , débouche sur de nouvelles solutions techniques pour les producteurs. De la Basse-Normandie à la côte méditerranéenne, un réseau de 13 sites expérimentaux, couvrant une large gamme de conditions pédoclimatiques, s’est constitué sur toute la France.Les pratiques améliorantes testées sont l’insertion de différents engrais verts, dont la moutarde brune (Brassica juncea) pour les cultures de plein champ. Pour les cultures sous abris, les pratiques améliorantes sont la solarisation seule ou après enfouissement de la moutarde, la mise en place d’un engrais vert seul, la diversification culturale en période hivernale ou en période estivale, ou encore l’apport de matière organique fraîche. La solarisation consiste à provoquer la montée en température du sol suite à la pose d’un paillage plastique transparent captant l’énergie solaire. Les pathogènes du sol ne résistent pas au-delà d’une exposition de quelques heures à plus de 45 °C, de quelques jours à 40 °C ou encore de quelques semaines à 35 °C. Les essais conduits démontrent leur efficacité sur les bioagresseurs responsables de la « dégénérescence » de l’aubergine ou vis-à-vis des nématodes Meloïdogyne, ainsi que sur les champignons pathogènes tels que Sclerotinia, Rhizoctonia, ou le virus Big Vein (Mirafiori lettuce big-vein). Des effets subsistent jusqu’à 3 ans après solarisation. La biodésinfection est une autre technique qui consiste à "intoxiquer" les bioagresseurs par des composés volatils issus de la dégradation de certains produits organiques. Par exemple, la moutarde brune contient de la sinigrine, source d’isothiocyanates, qui sont des composés soufrés toxiques vis-à-vis de nombreux pathogènes. La décomposition de la moutarde enfouie a également des effets stimulants à l’égard de la flore antagoniste. L’introduction de cet engrais vert en inter-culture nécessite une alimentation en azote et en eau suffisante, mais est possible y compris sous abris. La biomasse produite n’est intéressante qu’à condition de réaliser un semis soigné. Malgré tout, son efficacité ne vaut pas celle de la solarisation. En revanche, la combinaison de ces 2 techniques permet d’améliorer l’état du sol et l’activation de sa flore. Pour diminuer le pouvoir infectieux du sol, d’autres axes de recherche ont été explorés, parmi lesquels les successions culturales et les substitutions entre cultures. Ces alternatives aux fumigants apportent des solutions progressivement mais elles sont durables dans une optique d’assainissement du sol.
Plus d'infos sur : http://www.inra.fr
Le rôle des auxiliaires des cultures est de plus en plus reconnu pour la protection des cultures. La lutte biologique montre ainsi tout son intérêt depuis quelques années en production légumière et fruitière.
Qu’en est-il pour les systèmes de grandes cultures ? Les auxiliaires peuvent ils apporter un service efficace aux producteurs ? Peuvent-ils s’intégrer à l’arsenal de leviers à leur disposition pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires ?
Cette approche est nouvelle en grandes cultures. Un projet CASDAR s’est récemment penché sur le sujet, apportant réponses, questions nouvelles et perspectives.
(Photos ARRAD²)
L’année 2006 fut une année charnière pour Bertrand LEROY, céréalier dans l’Eure ! Non seulement il se lance dans la protection intégrée avec l’objectif de réduire sa consommation de produits phytosanitaires mais il choisit également d’arrêter le labour pour gagner du temps. En parallèle, il valorise des produits résiduaires organiques pour réduire ses engrais minéraux. Tout cela pour des résultats cohérents avec ses objectifs : des économies d’intrants, un gain de temps et une marge correcte ! Et ce n’est fini, il travaille également sur les couverts végétaux ou le bas volume et vient d’intégrer le réseau FERME du plan Ecophyto. Objectif : toujours progresser et montrer ce qu’il fait !


