Au carrefour des sciences zootechniques et vétérinaires et des sciences informatiques et robotiques, l’élevage de précision est en voie de devenir l’élevage du XXIème siècle. Cet élevage se définit comme la mise en place de capteurs communiquant et stockant des informations sur des paramètres biologiques, physiologiques ou morphologiques. L’explosion de nouvelles technologies et l’acquisition désormais meilleur marché d’interfaces informatiques démocratisent ces équipements. Il offre de nombreuses possibilités pour l’éleveur. Il lui permet de ne gérer que les animaux nécessitant une attention particulière, d’anticiper les situations à risque, d’optimiser les potentiels de son troupeau par un pilotage efficace.eleveur_precision.png

Il tient également un rôle dans un management à une échelle plus grande que l’élevage. En effet, la collection de toutes ses données devrait permettre une accélération du progrès génétique par construction notamment d’une population de référence de très grande taille sur des caractères non détectables par l’homme. Ces technologies permettront également de gagner en efficacité et rapidité dans le repérage d’alerte sanitaire. Par une gestion «pointue» notamment de l’alimentation, elles permettront de limiter les éventuels impacts environnementaux de l’élevage et garantiront la sécurité alimentaire.

Bien qu’ouvrant des perspectives prometteuses, il ne faut cependant pas négliger les aspects encore obscurs de cette révolution: Le «flou» concernant la propriété des données, la charge de technicité, de compétence et d’analyse que devront acquérir les éleveurs mais aussi l’acceptabilité sociale d’un élevage déshumanisé et d’animaux «technicisés». De plus, cette technologie n’est cohérente que si les paramétrages sont optimums.