L’association d’agriculteurs Sol en Caux, créée en 2013, s’est donnée pour enjeu de tendre vers une agriculture moins impactante pour leurs sols et l’environnement, tout en maintenant la rentabilité économique de leurs systèmes et s’est naturellement orientée vers l’agriculture de conservation. Pour autant, le challenge est de taille car leurs systèmes intègrent la pomme de terre et le lin textile, deux cultures certes particulièrement rentables économiquement mais difficiles à mener sans un travail du sol intensif et antagoniste avec les principes de l’agriculture de conservation. Pour y répondre, Sol en Caux s’est engagé avec le CERFRANCE Normandie Maine et quelques collectivités territoriales sur un projet de 3 ans. Trois objectifs : (1) avancer sur la production de références locales au Pays de Caux des systèmes en agriculture de conservation, (2) déterminer l’implantation des pommes de terre et du lin préservant le plus la qualité des sols sans détériorer ni les rendements ni la qualité des produits obtenus et donc les performances économiques de leurs systèmes et (3) communiquer positivement sur leur démarche, leurs préoccupations et leur métier.Solencaux2.png

De nombreux essais, qu’ils soient avec des répétitions ou bien de simples comparaisons de bandes, ont d’ores et déjà été réalisés et les premiers résultats sont prometteurs, comme présenté dans le dossier joint. Petit à petit, les agriculteurs de Sol en Caux acquièrent des références et des compétences dans la mise en œuvre de ces systèmes dans leur propre contexte pédoclimatique et système. Et ils n’hésitent pas à les diffuser lors de portes ouvertes, au sein d’autres groupes d’agriculteurs comme le groupe piloté par CERFRANCE Seine Normandie qui vient de démarrer ou encore en menant des actions avec d’autres collectivités. Le projet se terminera fin 2016 mais l’association est désormais labellisée GIEE et compte bien poursuivre les travaux pendant encore de nombreuses années.