Agro Perspectives - Agronomie - Diffusion des techniques innovantes en agriculture

Du coté des chercheurs


 
Les scientifiques sont au cœur de l’innovation agronomique. Ils mènent une multitude de travaux dont nous ne soupçonnons même pas l’existence et qui seront autant de sources d’inspiration pour l’agriculture de demain. Cette rubrique vous donne un petit aperçu de toutes les perspectives que nous offrent les chercheurs dans un avenir proche ou plus lointain.
 
Si vous souhaitez nous informer sur vos travaux de recherche,
contactez nous via la rubrique « Proposez une information ».

Actualités



Dossiers

2 octobre 2019

Projet LEGITIMES ou comment redonner de la légitimité aux légumineuses

feverolePour faire face à la diversité des changements globaux, les systèmes agricoles doivent évoluer en profondeur en s’appuyant sur la valorisation de services écosystémiques en particulier d’approvisionnement et de régulation. Dans ce contexte, de nombreux travaux soulignent l’importance des légumineuses dans l’obtention de ces services, grâce à la fixation symbiotique, à leurs effets pour les cultures suivantes et à leurs intérêts nutritionnels pour l’alimentation animale et humaine. Toutefois, leur quasi-disparition dans les systèmes agricoles actuels interroge. Le projet LEGITIMES coordonné par l’INRA de 2014 à 2018 a permis d’étudier et de construire les conditions d’une plus grande insertion des légumineuses et d’en évaluer les effets attendus, dans l’optique d’une gestion durable à l’échelle territoriale. Ce projet a permis d’acquérir des connaissances sur les performances et services écosystémiques attendus et de concevoir/évaluer des systèmes de culture et scénarios territoriaux incluant différentes légumineuses.

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1 septembre 2019

Vêlage précoce : les clés du succès

1349_genisses_sous_pommiers_.JPGDepuis plus d’une vingtaine d’années, les recommandations sur les âges au premier vêlage sont de 24-26 mois en race Holstein et de 26-28 mois en race Normande. D’après Reproscope, l’observatoire de la reproduction des bovins en France, l’âge moyen au premier vêlage est de 31 mois toutes races laitières confondues. Seulement 23% des vaches vêlent entre 18 et 26 mois et 40% à plus de 33 mois. Les recommandations d’âges sont basées sur des critères de performances économiques, de santé animale, de temps de travail et également dans le but de limiter les GES. Pourtant, les statistiques montrent qu’elles peinent à être mises en place. Des études récentes ont établi un lien important entre GMQ en début de vie et performances futures. De nombreux évènements et communications ont traité ce sujet ces derniers temps et la clé du succès n’est rien d’autre qu’un travail méthodique de la naissance au vêlage.

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2 juillet 2019

Stocker du carbone dans les sols : principaux résultats de l'étude INRA 4 pour 1000

4pour1000.jpgL’initiative 4 pour 1000 lancée par la France à l’occasion de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) propose d’augmenter chaque année d’un quatre millième le stock de carbone présent dans tous les sols. Un stockage annuel de 4 pour 1000 sur 0 à 30 cm des sols mondiaux compenserait l’ensemble des émissions de la planète (environ 2400 gigatonnes de C). Cet objectif ne doit toutefois pas dispenser de travailler sur la réduction des émissions et nécessite de profondes évolutions des pratiques agricoles et des modes de gestion sylvicole, voire des modifications des modes d’occupation des sols et des systèmes de production. A la demande de l’ADEME et du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’INRA a conduit une étude centrée sur la France métropolitaine pour estimer le potentiel de stockage de carbone de nos sols et identifier des pratiques permettant d’accroître leur teneur en carbone organique. Les principaux résultats de cette étude ont été présentés le 13 juin 2019.

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7 juin 2019

Utilisation de substances de base en biocontrôle : quelques travaux de recherche en cours

Poudremoutarde.pngLe biocontrôle est défini comme « un ensemble de méthodes de protection des végétaux basé sur des mécanismes naturels » (Ministère de L’Agriculture et de l’Alimentation, 2019). A ce titre, les réglementations européennes et françaises (Art. L. 253-1 du CRPM) définissent un cadre quant à l’utilisation de substances naturelles pour la protection des cultures. Un certain nombre d’entre elles, dites « substances de base » sont consignées dans une liste approuvée via un règlement européen (Réglement CE n° 1107/2009).

Lors des dernières journées techniques de l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB), en avril 2019, un état des lieux de la recherche a été présenté quant à l’utilisation de telles substances en protection des plantes, notamment concernant l’homologation de nouvelles substances et l’élargissement possible des usages qui leur sont associés.

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6 mai 2019

Projet Luz'co : la luzerne, une ressource d'avenir

Champ de luzerne roseAutonomie protéique, réduction des charges d’alimentation, volatilité des prix, réduction des GES sont autant de raisons qui amènent à s’intéresser à l’introduction de légumineuses dans les systèmes d’élevage et de cultures. Parmi elles, la luzerne, plante fourragère qui détient le record de production de protéines végétales par hectare, est aujourd’hui considérée comme une ressource d’avenir notamment face à l’adaptation des élevages laitiers au changement climatique. En système culture, cette plante plait également grâce à ses avantages environnementaux. Elle est une des plantes les plus économes en intrants et constitue un excellent précédent de culture. Pourtant, sa place dans les assolements reste aujourd’hui marginale en raison de freins difficiles à surmonter à l’échelle d’une exploitation individuelle en élevage ou en culture. Pendant 3 années d’échanges et de recherche, le projet Luz’co porté par la FRcuma Ouest et ses partenaires ont développé des démarches collectives afin de renforcer la place de la luzerne et des autres légumineuses dans les assolements. Un centre de ressources en ligne du même nom a également été mis en place afin de rassembler les références issues des retours d’expériences, des instituts techniques et de la recherche.

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29 mars 2019

Quels enseignements issus de l'essai La Cage 20 ans sur les systèmes en SCV ?

essai_la_cage.pngPour faire face aux enjeux actuels, la recherche agronomique doit contribuer à la mise au point de modes de production satisfaisant plusieurs objectifs : une exigence de production pour faire face à l’augmentation de la demande en produits agricoles, des impératifs économiques pour maintenir la rentabilité et l’emploi agricole et des exigences environnementales de plus en plus fortes. Pour cela, l’INRA a implanté en 1998 un essai « systèmes »sur la parcelle de La Cage à Versailles. Sur cet essai, sont encore comparés aujourd’hui quatre systèmes afin d’évaluer leurs performances et l’impact des pratiques sur l’environnement. Parmi les systèmes mis en place, on retrouve notamment un système « Sous Couvert Végétal » (SCV) basé sur la suppression du travail du sol et le maintien d’une plante de couverture. Cet essai pionnier pour l’époque permet de disposer maintenant de plus de 20 ans de références sur les niveaux de production, la rentabilité économique, le temps de travail, l’impact sur l’environnement ou encore sur la biodiversité des sols et ce en comparaison avec un système « productif », un système « bas intrants » et un système « bio ».

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28 février 2019

Gestion des adventices : quelques enseignements du projet CoSAC

adventices.pngLa flore adventice est un facteur de réduction de la production mais également un des piliers de la biodiversité des paysages agricoles. Dans le contexte actuel, l’enjeu est de proposer aux agriculteurs des systèmes de culture permettant de concilier réduction d’usage des herbicides, production agricole et conservation de la biodiversité en grandes cultures. Pour y répondre, le projet CoSAC avait pour objectifs de (1) quantifier et comprendre les effets de pratiques agricoles innovantes sur les adventices et le fonctionnement de l’agroécosystème, (2) développer des outils prédisant les effets des pratiques agricoles et du pédoclimat sur la flore adventice, (3) utiliser ces outils pour concevoir des stratégies de gestion durable des adventices et évaluer leurs performances dans différents contextes de changement et de (4) permettre l’adoption de ces stratégies par les agriculteurs. Quelques résultats sont présentés dans ce dossier.

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1 février 2019

EcoAntibio 2: quelles perspectives pour poursuivre la diminution du recours aux antibiotiques?

logo_ecoantibio_aap.jpgLa lutte contre l'antibiorésistance est un défi majeur de santé publique. La perte d'efficacité des antibiotiques impacte la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes. La prise de conscience générale concernant le risque de développement de l’antibiorésistance s’est traduite par de nombreuses étapes dans la surveillance et la maîtrise des risques. Le plan Ecoantibio 2012-2017 engagé par la France avait pour objectif la réduction de 25% de l’usage des antibiotiques en 5 ans. Objectif largement atteint puisque, l’exposition des animaux aux antibiotiques sur cette période a diminué de 37 % toutes familles d’antibiotiques et toutes espèces animales confondues. Le plan Ecoantibio2, 2017-2021 va permettre d’évaluer les impacts de ces 5 premières années tout en poursuivant la dynamique des actions déjà engagées. Il vise surtout à maintenir dans la durée la tendance à la baisse de l'exposition des animaux aux antibiotiques. Les enjeux concernent donc l’accès à des produits de santé efficaces et économiques autres que les antibiotiques, le changement de pratiques et les conditions d’élevage.

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9 janvier 2019

Freins et alternatives au glyphosate en agriculture : quelques résultats dans le réseau DEPHY

pulverisateur_glypho.jpgLe glyphosate est une molécule chimique emblématique du virage productiviste pris par le monde agricole il y a près d’un demi-siècle. Cette substance herbicide, aujourd’hui très largement utilisée en France et dans le monde, cristallise une défiance croissante de l’opinion publique face à l’utilisation de produits phytosanitaires et les problèmes sanitaires et environnementaux qui en découlent.

Suite à la réévaluation à l’échelle européenne de l’autorisation de mise sur le marché et d’utilisation de la molécule, le gouvernement français a pris la décision, au printemps 2018, de programmer une sortie du glyphosate à l’horizon 2023. Cette sortie devra s’appuyer sur les travaux menés dans le cadre du programme ECOPHYTO, notamment au sein des réseaux FERME et EXPE du dispositif DEPHY.

Dans un rapport publié en novembre 2018, un état des lieux des usages du glyphosate au sein du réseau FERME a ainsi été présenté. Plusieurs freins à la réduction de l’utilisation du glyphosate y ont été identifiés et un certain nombre de leviers d’action y sont proposés. Il s’agit, dans ce dossier, d’en présenter les grandes lignes en mettant l’accent sur la filière grandes cultures -polyculture élevage.

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30 novembre 2018

Projet Muscari : des bandes fleuries pour favoriser la lutte biologique

muscari.pngDans la recherche d’alternatives à l’usage des produits phytosanitaires, une des voies explorées est le développement de la lutte biologique permise par les auxiliaires de culture présents dans les territoires. Toutefois, avec la simplification des paysages agricoles, pour espérer bénéficier de ce service, il faut retravailler des sujets tels que les aménagements paysagers. Le projet MUSCARI (2015-2018) a porté spécifiquement sur l’intérêt des bandes fleuries pour les auxiliaires de culture. Le but de ce projet était de proposer des mélanges adaptés aux conditions de culture en optimisant le choix botanique dans les mélanges fleuris proposés sur le marché puis d’évaluer leurs services rendus aux cultures. Des expérimentations ont été réalisées en 2016 et 2017 et ont abouti à des documents d’aide à la décision à destination des agriculteurs et conseillers.

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7 novembre 2018

Agriculture et biodiversité : vers un pilotage du fonctionnement biologique des sols ?

biodiversite_surface_solLe sol est un milieu vivant dans lequel des organismes divers et variés cohabitent. Par le rôle spécifique de chacun, leur grande diversité et les relations qu’ils nouent entre eux, ils constituent la clé de voûte du bon fonctionnement des agrosystèmes et de leur adaptabilité au changement. Le développement de nouvelles formes d’agricultures, plus économes en intrants, appelle à une meilleure prise en compte de cette biodiversité dans l’évaluation des performances agronomiques et environnementales des sols agricoles. Dans le cadre des Carrefours de l’innovation agronomique (CIAG) de l’INRA, un colloque a eu lieu à Dijon (21) le 18 octobre 2018, sous l’intitulé « De la connaissance de la biologie des sols et de ses fonctions, à son pilotage ». Ce dossier reprend quelques points clés de ce colloque quant à la caractérisation de la biodiversité des sols, son rôle et les enjeux liés à son amélioration ou à sa préservation dans les sols agricoles.

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2 octobre 2018

Les plantes bioactives pour gérer les vers parasites en élevage

Plantes bioactivesL’infestation par les nématodes gastro-intestinaux est une conséquence inévitable de l’exploitation de l’herbe par les ruminants. Si le parasitisme helminthique est associé au pâturage, c’est à cause du cycle biologique des nématodes. Le parasitisme représente donc une contrainte pathologique majeure en élevage et ce, sous toutes les latitudes. La gestion actuelle du parasitisme par les nématodes gastro-intestinaux repose principalement sur l’utilisation répétée d’anthelminthiques de synthèse. Cela a conduit à l’apparition de phénomènes de résistance à certaines molécules en général entre 10 et 20 ans après leur mise sur le marché. Le seul recours à ces molécules de synthèse pour maîtriser les populations de nématodes n’est donc plus une option durable. De plus, les contraintes d’usage deviennent plus rigoureuses et certaines formulations galéniques peuvent avoir des conséquences sur la faune prairiale. La demande sociétale exige également de réduire de manière générale l’utilisation des molécules de synthèse en élevage. Pour ces raisons, des alternatives ont été explorées depuis quelques années. Un intérêt grandissant est porté pour une gestion plus intégrée de ces infections notamment pour les petits ruminants confrontés les premiers à des problèmes de résistance. De nombreuses études ont travaillé sur l’utilisation de plantes bio actives pourvues de propriétés anthelminthiques. Puis, un intérêt croissant a été porté aux tanins condensés depuis la fin des années 90 en raison de ses propriétés anti parasitaires.

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29 juin 2018

L’agroforesterie au service de nos élevages

Agroforesterie_intro_1_.pngL’arbre, dilué dans les paysages, a souvent été vécu comme une contrainte coûteuse en terme de temps d’entretien et d’énergie. La pratique de l’agroforesterie dans certaines régions a montré des résultats probants tant au niveau environnemental, économique qu’agronomique. De plus, elle apparait comme une solution intéressante et innovante pour les systèmes d’élevage herbivores notamment face aux nouveaux enjeux auxquels ils sont confrontés. Dans ce cadre, le CASDAR ARBELE (l’ARBre dans les exploitations d’ELEvage herbivore) a évalué la pertinence des différentes pratiques agroforestières afin de cerner les atouts et les limites de l’agroforesterie pour l’élevage.

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5 juin 2018

Les approches génétiques au service de la gestion des adventices

adventices.pngLes leviers de gestion des adventices les plus utilisés actuellement sont les herbicides et les outils de désherbage mécanique. Si pour la maîtrise des maladies l’approche génétique est une voie privilégiée, pour les adventices, elle est encore peu explorée. Dans ce contexte, l’approche fonctionnelle semble prometteuse. Cette approche s’intéresse aux caractéristiques des espèces afin d’appréhender le rôle de chaque espèce au sein de leur écosystème. Les traits fonctionnels se référent aux caractères morphologiques, phénologiques et comportementaux d’un organisme. Ces caractères sont associés à sa capacité à s’installer, se développer et se reproduire dans un environnement donné. Ils informent également de l’effet qu’il aura sur son environnement. Utiliser les traits fonctionnels comme des « marqueurs » permettrait d’explorer de nouvelles pistes de gestion des adventices comme la sélection de variétés sur leur pouvoir compétitif ou encore l’utilisation plus efficace de couverts végétaux en interculture et dans la culture.

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30 avril 2018

Vers de nouvelles techniques de pulvérisation moins impactantes

DROPLEG.pngLa protection des cultures repose encore majoritairement sur l’usage de produits phytosanitaires. Si certains travaillent au travers du plan Ecophyto sur la réduction des doses utilisées, d’autres focalisent leurs travaux de recherche sur l’étape de pulvérisation pour limiter l’impact des produits épandus sur l’environnement ou encore sur la santé des utilisateurs. En effet, l’étape d’application des produits phytosanitaires sur les plantes est un processus complexe qui comprend de nombreuses phases et dont une fraction, souvent non négligeable, n’atteint pas la cible visée voire atteint une cible non désirée comme les abeilles. Trois exemples de travaux de recherche sont exposés dans ce dossier.

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3 avril 2018

Perturbations électriques en élevage, quels moyens pour les limiter?

Courants parasitesL’utilisation de l’électricité est indissociable de l’élevage moderne. Elle est essentielle pour le fonctionnement des équipements d’élevage comme la machine à traire ou les distributeurs d’aliments automatisés. Cette domestication de l’électricité a largement contribué à l’apparition de phénomènes électriques indésirables appelés « courants parasites ». Ces phénomènes provoquant des gênes plus ou moins importantes auprès des animaux, sont largement répandus.

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4 mars 2018

BIORARE : produire des molécules à haute valeur ajoutée avec la méthanisation

GES 10La matière organique résiduaire est aujourd’hui une ressource, définitivement plus un déchet. L’expertise scientifique est aujourd’hui mobilisée pour éclairer l’évolution des schémas de gestion de la matière organique à l’échelle du territoire. Biorare est une technologie de rupture, basée sur l’électrosynthèe microbienne. Elle permet de produire à partir des déchets organiques des molécules multi carbonées très utilisées dans la chimie verte. A terme, cette technologie pourrait être couplée à un méthaniseur et permettre de créer une nouvelle source de revenu à ces installations.

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2 février 2018

L'écologie chimique : trois exemples dans la lutte contre les ravageurs

strumenti laboratorio chimicoL’écologie chimique rassemble les disciplines qui étudient le rôle des molécules chimiques dans les interactions entre les êtres vivants et avec leur environnement. En effet, une large diversité de molécules est impliquée dans la perception de l’environnement, dans la communication entre individus et dans les mécanismes de défense mis en place dans le cas d’interactions antagonistes. Au-delà des connaissances fondamentales que l’écologie chimique apporte, la maîtrise de ce langage reste une piste prometteuse pour réduire l’impact des insectes ravageurs et donc l’utilisation d’insecticides de synthèse. Des recherches sont en cours pour utiliser ces molécules émises par les plantes. Elles pourraient permettre de les utiliser en piégeage massif ou de guider la sélection génétique vers des plantes émettant pas ou peu d’odeur attirante pour ces principaux ravageurs.

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5 décembre 2017

Activateur de vie biologique et sol vivant : le vrai du faux

profilsolbeche.pngLes activateurs de vie biologique sont souvent des produits complexes, contenant une multitude de substances actives. Les promesses sur l’action de ces produits sont nombreuses : - ils améliorent la nutrition par une meilleure bio disponibilité des éléments nutritifs et une meilleure absorption, - Ils stimulent la croissance par une action sur le système racinaire et/ou végétatif, - ils favorisent aussi la germination. Des essais longue durée ont été menés par Arvalis afin de juger l’impact de ces produits sur le sol et sur le rendement des cultures. Les résultats sont édifiants et confortent la véracité de la phrase suivante "la fertilité du sol ne s’achète pas, elle se construit".

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28 novembre 2017

Etudier le stade de développement précoce des légumineuses pour mieux travailler les associations et la compétition vis à vis des adventices

nodules.jpgLa phase précoce de développement des plantes est une étape clé dans leur capacité à être compétitive vis-à-vis des autres espèces. En effet, à ce stade, de faibles différences de comportement peuvent en entrainer de très grandes, notamment dans leur capacité à utiliser les ressources du milieu. Durant le premier stade de leur développement, les légumineuses ont l’avantage d’avoir accès à trois sources d’azote : les réserves dans les semences, l’azote du sol et dans une moindre mesure, l’azote atmosphérique. Elles restent en moyenne assez peu efficaces pour capter l’azote du sol, les rendant, au démarrage de leur cycle, plutôt moins compétitives. Pour autant, toutes les légumineuses n’ont pas le même niveau d’aptitude à capter précocement l’azote du sol. En effet, dans des conditions agronomiques similaires, la contribution relative entre chacune des trois sources d’azote est variable selon les espèces. Cela peut s’expliquer par des différences de vitesse de nodulation, le type d’émergence ou encore le temps d’épuisement des réserves en azote des semences. Une étude récente a été menée afin (1) d’identifier les principaux traits expliquant cette variabilité entre espèces de légumineuses et (2) d’analyser les effets d’une fertilisation minérale azotée durant la phase précoce de développement sur la stratégie d’utilisation des différentes sources d’azote en fonction des espèces de légumineuses. 9 espèces de légumineuses ont ainsi été testées : fenugrec, féverole, pois, lentille, trèfle, vesce commune, soja, pois chiche et cacahuète et différentes mesures ont été réalisées après une période de croissance de 35 jours après la germination.

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