Agro Perspectives - Agronomie - Diffusion des techniques innovantes en agriculture

Du coté des chercheurs


 
Les scientifiques sont au cœur de l’innovation agronomique. Ils mènent une multitude de travaux dont nous ne soupçonnons même pas l’existence et qui seront autant de sources d’inspiration pour l’agriculture de demain. Cette rubrique vous donne un petit aperçu de toutes les perspectives que nous offrent les chercheurs dans un avenir proche ou plus lointain.
 
Si vous souhaitez nous informer sur vos travaux de recherche,
contactez nous via la rubrique « Proposez une information ».

Actualités



Dossiers

1 septembre 2020

Booster la culture au démarrage avec l'enrobage de semences avec un biostimulant

Cereal BackgroundSelon l'EBIC et l'AFAIA, deux associations de professionnels du domaine, "les biostimulants se définissent comme des substances et/ou des microorganismes dont la fonction lorsqu'appliqués aux plantes ou à la rhizosphère, est la stimulation des processus naturels qui favorisent/améliorent l'absorption des nutriments, la tolérance aux stress abiotiques, la qualité ou le rendement de la culture, indépendamment de la présence de nutriments". Ainsi, un produit biostimulant se définit par son mode d'action plus que par la nature de ses constituants (extraits de plantes, les extraits d'algues, les acides aminés, les substances humiques ou encore les biomolécules comme les vitamines). Ces produits peuvent agir par différents mécanismes en stimulant la physiologie de la plante, en modulant des activités enzymatiques ou des voies hormonales et en induisant la production de métabolites (source Blog Végénov).  Dans le cas d'une utilisation en enrobage de semences, l'objectif est d'aider la plante à l'établissement et à la croissance précoce de la culture, il s'agit bien de la booster. 

Le Cerfrance Seine Normandie, en lien avec l'ARAD², a suivi un essai d'enrobage de semences de blé en 2019-2020 mis en place par Jean Christophe Leicher sur la commune de Bourgtheroulde-Infreville dans l'Eure. 10 modalités ont été testées avec 5 types de biostimulants : thé de compost oxygéné, mycorhizes, bactéries lactiques, algue et acides humiques et fulviques. Les données mesurées ont été le taux de Brix, le nombre de pieds/m² et le nombre de talles/m² (mesures en mars) et le nombre de talles/m² en juillet. En tendance, il y a peu d'impact de l'enrobage biostimulant sur le taux de Brix, cet indicateur mesurant le taux de sucre dans la sève. Au mois de mars, le nombre de pieds par m² était inférieur au témoin, quelque soit le type de biostimulant testé, mais la majorité des modalités biostimulants présentait un nombre de talles moyen par pied supérieur à la modalité témoin. Seule la modalité 0,4L Humifirst présentant un nombre potentiel de talles/m² supérieur au témoin. Toutefois, le comptage du nombre réel de talles/m² mesuré en juillet ne confirme pas ce résultat et ce sont les modalités TCO+Activ+Algue et Humifirst+Alguamicor+Algue qui présentent les meilleurs résultats. 

Détails dans le fichier joint

 

 


4 mai 2020

Réduire les émissions de N2O liées à l’activité agricole

Chambre de mesures (source: synthèse EFEMAIR)

L’inventaire français des émissions anthropiques de gaz à effet de serre (GES) indique que les émissions de N2O (oxyde nitreux ou protoxyde d’azote) représentent 10 % des émissions totales (CITEPA, 2014). 90% des émissions du N2O sont produites par les activités agricoles (C. LE GALL et al.). Ce gaz représente la moitié des émissions de GES agricoles en France dont 5% issues des déjections animales. Les 45% restants sont issus du processus de dénitrification qui a lieu dans les sols.
N2O est un gaz à très fort pouvoir de réchauffement climatique, de l’ordre de 300 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone et qui intervient dans la destruction de l’ozone stratosphérique (UNEP, 2013). La gestion des émissions de N2O liées à l’activité agricole est aujourd’hui un enjeu pour l’agriculture. Différents projets de recherche ont été menés pour évaluer la capacité microbienne des sols français à réduire N2O en N2 et pour identifier les pratiques agronomiques favorables à la réduction des émissions de gaz à effet de serre par les sols agricoles.

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1 avril 2020

Activer la lutte biologique par conservation sur les exploitations

Carto_biodiv.jpgSi l’utilisation d’insecticides pour éliminer les ravageurs des cultures doit être réduite au strict minimum, la lutte biologique de conservation peut s’utiliser sans modération. Cette dernière regroupe toute la faune indigène, ainsi que leurs habitats, ayant un impact positif sur les cultures. On parle d’auxiliaires des cultures, ils sont économes et efficaces pour réguler les populations de ravageurs. Or, la simplification des paysages agricoles a considérablement réduit les effets bénéfiques de cette biodiversité fonctionnelle. En effet, 9 espèces d’ennemis naturels sur 10 ont besoin d’un habitat non cultivé à au moins un moment de leur cycle, alors que c’est le cas seulement pour 1 ravageur sur 2. Ainsi un paysage simplifié est bien plus favorable aux ravageurs qu’aux auxiliaires de cultures. Il s’agit pour les agriculteurs de mettre en œuvre certaines pratiques pour les favoriser à l’échelle parcellaire mais également à celle du paysage.

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5 mars 2020

TEA time!

TCOLes pratiques agricoles conventionnelles reposent sur le travail du sol, l’utilisation d’engrais de synthèse et de produits phytosanitaires. Ces pratiques permettent de sécuriser un haut niveau de production, elles ont en revanche un impact fort sur la fertilité physique (structure du sol) et biologique (champignon et bactérie du sol. L’utilisation de thés de compost oxygénés (TCO) est une alternative naturelle qui vise à améliorer la fertilité naturelle du sol. Les TCO permettent l’activation de la vie du sol. L’objectif est d’extraire d’un compost ses microorganismes et nutriments dans de l’eau puis de l’épandre sur un sol ou des cultures. Il est aujourd’hui aisé de trouver des recettes et du matériel prêt à l’emploi pour en fabriquer soi-même. Néanmoins, il y a des règles de bases à respecter lors de son élaboration pour ne pas avoir un impact négatif sur la biodiversité du sol.

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10 février 2020

Redécouvrir le pilotage de la fertilisation avec APPI'N

pince_SPAD.jpgDepuis 40 ans, le raisonnement de la fertilisation azotée a bénéficié de nombreuses avancées de la R&D agricole qui ont consisté à améliorer ou à contextualiser les méthodes du bilan. Cette méthode permet de quantifier la fertilisation azotée à apporter sur une culture. Elle prend en compte les besoins en azote et les fournitures dont elle dispose pour sa nutrition azotée. Le plus souvent, les besoins sont supérieurs aux fournitures disponibles dans le sol. On en déduit donc la dose totale d'azote à apporter sur la culture en question pour équilibrer le bilan. Une approche profondément différente basée sur le suivi de l’indice de nutrition azotée a été imaginée par Clémence Ravier à l’occasion de sa thèse : « Conception innovante d’une méthode de fertilisation azotée : Articulation entre diagnostic des usages, ateliers participatifs et modélisation ». Ses travaux ont suscité un intérêt fort de la profession agricole. 

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7 novembre 2019

Les CIVEs : des atouts agronomiques et techniques

CIVELes CIVEs sont des cultures dérobées destinées à la production d’énergie par combustion ou plus majoritairement par méthanisation. Les CIVEs d’été sont semées après une culture récoltée assez précocement (seigle, méteil, orge …) et sont ensilée à l’automne. A l’inverse, une CIVE dite d’hiver est implantée avant une culture d’été et sera ensilée au printemps. Ainsi, sur un laps de temps de 2 ans, 3 cultures pourront être valorisées et une couverture des sols hivernale assurée. L’enjeu est double, optimiser une production de biomasse méthanogène par la CIVE tout en évitant d’impacter négativement la production suivante. Les intérêts sont multiples, les CIVEs permettent une valorisation économique de l’interculture pouvant fournir un complément de revenu à l’exploitation agricole. Elles apportent aussi un plus sur le plan agronomique, environnemental et même sociétal si on prend en compte la valorisation de la méthanisation dans les collectivités locales.

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2 octobre 2019

Projet LEGITIMES ou comment redonner de la légitimité aux légumineuses

feverolePour faire face à la diversité des changements globaux, les systèmes agricoles doivent évoluer en profondeur en s’appuyant sur la valorisation de services écosystémiques en particulier d’approvisionnement et de régulation. Dans ce contexte, de nombreux travaux soulignent l’importance des légumineuses dans l’obtention de ces services, grâce à la fixation symbiotique, à leurs effets pour les cultures suivantes et à leurs intérêts nutritionnels pour l’alimentation animale et humaine. Toutefois, leur quasi-disparition dans les systèmes agricoles actuels interroge. Le projet LEGITIMES coordonné par l’INRA de 2014 à 2018 a permis d’étudier et de construire les conditions d’une plus grande insertion des légumineuses et d’en évaluer les effets attendus, dans l’optique d’une gestion durable à l’échelle territoriale. Ce projet a permis d’acquérir des connaissances sur les performances et services écosystémiques attendus et de concevoir/évaluer des systèmes de culture et scénarios territoriaux incluant différentes légumineuses.

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1 septembre 2019

Vêlage précoce : les clés du succès

1349_genisses_sous_pommiers_.JPGDepuis plus d’une vingtaine d’années, les recommandations sur les âges au premier vêlage sont de 24-26 mois en race Holstein et de 26-28 mois en race Normande. D’après Reproscope, l’observatoire de la reproduction des bovins en France, l’âge moyen au premier vêlage est de 31 mois toutes races laitières confondues. Seulement 23% des vaches vêlent entre 18 et 26 mois et 40% à plus de 33 mois. Les recommandations d’âges sont basées sur des critères de performances économiques, de santé animale, de temps de travail et également dans le but de limiter les GES. Pourtant, les statistiques montrent qu’elles peinent à être mises en place. Des études récentes ont établi un lien important entre GMQ en début de vie et performances futures. De nombreux évènements et communications ont traité ce sujet ces derniers temps et la clé du succès n’est rien d’autre qu’un travail méthodique de la naissance au vêlage.

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2 juillet 2019

Stocker du carbone dans les sols : principaux résultats de l'étude INRA 4 pour 1000

4pour1000.jpgL’initiative 4 pour 1000 lancée par la France à l’occasion de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) propose d’augmenter chaque année d’un quatre millième le stock de carbone présent dans tous les sols. Un stockage annuel de 4 pour 1000 sur 0 à 30 cm des sols mondiaux compenserait l’ensemble des émissions de la planète (environ 2400 gigatonnes de C). Cet objectif ne doit toutefois pas dispenser de travailler sur la réduction des émissions et nécessite de profondes évolutions des pratiques agricoles et des modes de gestion sylvicole, voire des modifications des modes d’occupation des sols et des systèmes de production. A la demande de l’ADEME et du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, l’INRA a conduit une étude centrée sur la France métropolitaine pour estimer le potentiel de stockage de carbone de nos sols et identifier des pratiques permettant d’accroître leur teneur en carbone organique. Les principaux résultats de cette étude ont été présentés le 13 juin 2019.

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7 juin 2019

Utilisation de substances de base en biocontrôle : quelques travaux de recherche en cours

Poudremoutarde.pngLe biocontrôle est défini comme « un ensemble de méthodes de protection des végétaux basé sur des mécanismes naturels » (Ministère de L’Agriculture et de l’Alimentation, 2019). A ce titre, les réglementations européennes et françaises (Art. L. 253-1 du CRPM) définissent un cadre quant à l’utilisation de substances naturelles pour la protection des cultures. Un certain nombre d’entre elles, dites « substances de base » sont consignées dans une liste approuvée via un règlement européen (Réglement CE n° 1107/2009).

Lors des dernières journées techniques de l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB), en avril 2019, un état des lieux de la recherche a été présenté quant à l’utilisation de telles substances en protection des plantes, notamment concernant l’homologation de nouvelles substances et l’élargissement possible des usages qui leur sont associés.

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6 mai 2019

Projet Luz'co : la luzerne, une ressource d'avenir

Champ de luzerne roseAutonomie protéique, réduction des charges d’alimentation, volatilité des prix, réduction des GES sont autant de raisons qui amènent à s’intéresser à l’introduction de légumineuses dans les systèmes d’élevage et de cultures. Parmi elles, la luzerne, plante fourragère qui détient le record de production de protéines végétales par hectare, est aujourd’hui considérée comme une ressource d’avenir notamment face à l’adaptation des élevages laitiers au changement climatique. En système culture, cette plante plait également grâce à ses avantages environnementaux. Elle est une des plantes les plus économes en intrants et constitue un excellent précédent de culture. Pourtant, sa place dans les assolements reste aujourd’hui marginale en raison de freins difficiles à surmonter à l’échelle d’une exploitation individuelle en élevage ou en culture. Pendant 3 années d’échanges et de recherche, le projet Luz’co porté par la FRcuma Ouest et ses partenaires ont développé des démarches collectives afin de renforcer la place de la luzerne et des autres légumineuses dans les assolements. Un centre de ressources en ligne du même nom a également été mis en place afin de rassembler les références issues des retours d’expériences, des instituts techniques et de la recherche.

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29 mars 2019

Quels enseignements issus de l'essai La Cage 20 ans sur les systèmes en SCV ?

essai_la_cage.pngPour faire face aux enjeux actuels, la recherche agronomique doit contribuer à la mise au point de modes de production satisfaisant plusieurs objectifs : une exigence de production pour faire face à l’augmentation de la demande en produits agricoles, des impératifs économiques pour maintenir la rentabilité et l’emploi agricole et des exigences environnementales de plus en plus fortes. Pour cela, l’INRA a implanté en 1998 un essai « systèmes »sur la parcelle de La Cage à Versailles. Sur cet essai, sont encore comparés aujourd’hui quatre systèmes afin d’évaluer leurs performances et l’impact des pratiques sur l’environnement. Parmi les systèmes mis en place, on retrouve notamment un système « Sous Couvert Végétal » (SCV) basé sur la suppression du travail du sol et le maintien d’une plante de couverture. Cet essai pionnier pour l’époque permet de disposer maintenant de plus de 20 ans de références sur les niveaux de production, la rentabilité économique, le temps de travail, l’impact sur l’environnement ou encore sur la biodiversité des sols et ce en comparaison avec un système « productif », un système « bas intrants » et un système « bio ».

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28 février 2019

Gestion des adventices : quelques enseignements du projet CoSAC

adventices.pngLa flore adventice est un facteur de réduction de la production mais également un des piliers de la biodiversité des paysages agricoles. Dans le contexte actuel, l’enjeu est de proposer aux agriculteurs des systèmes de culture permettant de concilier réduction d’usage des herbicides, production agricole et conservation de la biodiversité en grandes cultures. Pour y répondre, le projet CoSAC avait pour objectifs de (1) quantifier et comprendre les effets de pratiques agricoles innovantes sur les adventices et le fonctionnement de l’agroécosystème, (2) développer des outils prédisant les effets des pratiques agricoles et du pédoclimat sur la flore adventice, (3) utiliser ces outils pour concevoir des stratégies de gestion durable des adventices et évaluer leurs performances dans différents contextes de changement et de (4) permettre l’adoption de ces stratégies par les agriculteurs. Quelques résultats sont présentés dans ce dossier.

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1 février 2019

EcoAntibio 2: quelles perspectives pour poursuivre la diminution du recours aux antibiotiques?

logo_ecoantibio_aap.jpgLa lutte contre l'antibiorésistance est un défi majeur de santé publique. La perte d'efficacité des antibiotiques impacte la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes. La prise de conscience générale concernant le risque de développement de l’antibiorésistance s’est traduite par de nombreuses étapes dans la surveillance et la maîtrise des risques. Le plan Ecoantibio 2012-2017 engagé par la France avait pour objectif la réduction de 25% de l’usage des antibiotiques en 5 ans. Objectif largement atteint puisque, l’exposition des animaux aux antibiotiques sur cette période a diminué de 37 % toutes familles d’antibiotiques et toutes espèces animales confondues. Le plan Ecoantibio2, 2017-2021 va permettre d’évaluer les impacts de ces 5 premières années tout en poursuivant la dynamique des actions déjà engagées. Il vise surtout à maintenir dans la durée la tendance à la baisse de l'exposition des animaux aux antibiotiques. Les enjeux concernent donc l’accès à des produits de santé efficaces et économiques autres que les antibiotiques, le changement de pratiques et les conditions d’élevage.

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9 janvier 2019

Freins et alternatives au glyphosate en agriculture : quelques résultats dans le réseau DEPHY

pulverisateur_glypho.jpgLe glyphosate est une molécule chimique emblématique du virage productiviste pris par le monde agricole il y a près d’un demi-siècle. Cette substance herbicide, aujourd’hui très largement utilisée en France et dans le monde, cristallise une défiance croissante de l’opinion publique face à l’utilisation de produits phytosanitaires et les problèmes sanitaires et environnementaux qui en découlent.

Suite à la réévaluation à l’échelle européenne de l’autorisation de mise sur le marché et d’utilisation de la molécule, le gouvernement français a pris la décision, au printemps 2018, de programmer une sortie du glyphosate à l’horizon 2023. Cette sortie devra s’appuyer sur les travaux menés dans le cadre du programme ECOPHYTO, notamment au sein des réseaux FERME et EXPE du dispositif DEPHY.

Dans un rapport publié en novembre 2018, un état des lieux des usages du glyphosate au sein du réseau FERME a ainsi été présenté. Plusieurs freins à la réduction de l’utilisation du glyphosate y ont été identifiés et un certain nombre de leviers d’action y sont proposés. Il s’agit, dans ce dossier, d’en présenter les grandes lignes en mettant l’accent sur la filière grandes cultures -polyculture élevage.

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30 novembre 2018

Projet Muscari : des bandes fleuries pour favoriser la lutte biologique

muscari.pngDans la recherche d’alternatives à l’usage des produits phytosanitaires, une des voies explorées est le développement de la lutte biologique permise par les auxiliaires de culture présents dans les territoires. Toutefois, avec la simplification des paysages agricoles, pour espérer bénéficier de ce service, il faut retravailler des sujets tels que les aménagements paysagers. Le projet MUSCARI (2015-2018) a porté spécifiquement sur l’intérêt des bandes fleuries pour les auxiliaires de culture. Le but de ce projet était de proposer des mélanges adaptés aux conditions de culture en optimisant le choix botanique dans les mélanges fleuris proposés sur le marché puis d’évaluer leurs services rendus aux cultures. Des expérimentations ont été réalisées en 2016 et 2017 et ont abouti à des documents d’aide à la décision à destination des agriculteurs et conseillers.

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7 novembre 2018

Agriculture et biodiversité : vers un pilotage du fonctionnement biologique des sols ?

biodiversite_surface_solLe sol est un milieu vivant dans lequel des organismes divers et variés cohabitent. Par le rôle spécifique de chacun, leur grande diversité et les relations qu’ils nouent entre eux, ils constituent la clé de voûte du bon fonctionnement des agrosystèmes et de leur adaptabilité au changement. Le développement de nouvelles formes d’agricultures, plus économes en intrants, appelle à une meilleure prise en compte de cette biodiversité dans l’évaluation des performances agronomiques et environnementales des sols agricoles. Dans le cadre des Carrefours de l’innovation agronomique (CIAG) de l’INRA, un colloque a eu lieu à Dijon (21) le 18 octobre 2018, sous l’intitulé « De la connaissance de la biologie des sols et de ses fonctions, à son pilotage ». Ce dossier reprend quelques points clés de ce colloque quant à la caractérisation de la biodiversité des sols, son rôle et les enjeux liés à son amélioration ou à sa préservation dans les sols agricoles.

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2 octobre 2018

Les plantes bioactives pour gérer les vers parasites en élevage

Plantes bioactivesL’infestation par les nématodes gastro-intestinaux est une conséquence inévitable de l’exploitation de l’herbe par les ruminants. Si le parasitisme helminthique est associé au pâturage, c’est à cause du cycle biologique des nématodes. Le parasitisme représente donc une contrainte pathologique majeure en élevage et ce, sous toutes les latitudes. La gestion actuelle du parasitisme par les nématodes gastro-intestinaux repose principalement sur l’utilisation répétée d’anthelminthiques de synthèse. Cela a conduit à l’apparition de phénomènes de résistance à certaines molécules en général entre 10 et 20 ans après leur mise sur le marché. Le seul recours à ces molécules de synthèse pour maîtriser les populations de nématodes n’est donc plus une option durable. De plus, les contraintes d’usage deviennent plus rigoureuses et certaines formulations galéniques peuvent avoir des conséquences sur la faune prairiale. La demande sociétale exige également de réduire de manière générale l’utilisation des molécules de synthèse en élevage. Pour ces raisons, des alternatives ont été explorées depuis quelques années. Un intérêt grandissant est porté pour une gestion plus intégrée de ces infections notamment pour les petits ruminants confrontés les premiers à des problèmes de résistance. De nombreuses études ont travaillé sur l’utilisation de plantes bio actives pourvues de propriétés anthelminthiques. Puis, un intérêt croissant a été porté aux tanins condensés depuis la fin des années 90 en raison de ses propriétés anti parasitaires.

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29 juin 2018

L’agroforesterie au service de nos élevages

Agroforesterie_intro_1_.pngL’arbre, dilué dans les paysages, a souvent été vécu comme une contrainte coûteuse en terme de temps d’entretien et d’énergie. La pratique de l’agroforesterie dans certaines régions a montré des résultats probants tant au niveau environnemental, économique qu’agronomique. De plus, elle apparait comme une solution intéressante et innovante pour les systèmes d’élevage herbivores notamment face aux nouveaux enjeux auxquels ils sont confrontés. Dans ce cadre, le CASDAR ARBELE (l’ARBre dans les exploitations d’ELEvage herbivore) a évalué la pertinence des différentes pratiques agroforestières afin de cerner les atouts et les limites de l’agroforesterie pour l’élevage.

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5 juin 2018

Les approches génétiques au service de la gestion des adventices

adventices.pngLes leviers de gestion des adventices les plus utilisés actuellement sont les herbicides et les outils de désherbage mécanique. Si pour la maîtrise des maladies l’approche génétique est une voie privilégiée, pour les adventices, elle est encore peu explorée. Dans ce contexte, l’approche fonctionnelle semble prometteuse. Cette approche s’intéresse aux caractéristiques des espèces afin d’appréhender le rôle de chaque espèce au sein de leur écosystème. Les traits fonctionnels se référent aux caractères morphologiques, phénologiques et comportementaux d’un organisme. Ces caractères sont associés à sa capacité à s’installer, se développer et se reproduire dans un environnement donné. Ils informent également de l’effet qu’il aura sur son environnement. Utiliser les traits fonctionnels comme des « marqueurs » permettrait d’explorer de nouvelles pistes de gestion des adventices comme la sélection de variétés sur leur pouvoir compétitif ou encore l’utilisation plus efficace de couverts végétaux en interculture et dans la culture.

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