Agro Perspectives - Agronomie - Diffusion des techniques innovantes en agriculture

Les Brèves


Agroperspectives, c’est avant tout un lieu de partage d’informations permettant au monde agricole de progresser.

Vous pouvez proposer une information en vous rendant sur la page " Proposez une information".


26 novembre 2018

Le guide AFPF des méteils vient de paraître

guide_technique_meteils_AFPF.pngEdité par l'Association Française des Productions Fourragères, ce guide traite des mélanges de céréales à paille et de légumineuses à destination des fourrages. Ces cultures peuvent être implantées en culture principale ou en dérobée et sont communément appelés "méteils". Il présente les intérêts et limites de ce type de production et en donne les règles de composition et de conduite. Des repères technico-économiques sont également présentés.

Pour consulter le guide : https://afpf.journees-afpf.fr


7 novembre 2018

Les exploitations d'élevage économes et autonomes en intrants, créatrices de valeur ajoutée

Exploitations_d_elevage_economes_et_autonomes_en_intrant_creatrices_de_valeur_ajoutee.jpgLes exploitations d’élevage économes et autonomes en intrant qui requièrent technicité et qui maitrisent les agro-écosystèmes sont davantage créatrices de valeur ajoutée que les systèmes où l’alimentation du troupeau repose sur des fourrages conservés. Cette étude, menée par AgroParisTech, l’Institut de l’Elevage et le Réseau Agriculture Durable a permis de caractériser le fonctionnement et les résultats de ces exploitations qui pratiquent la gestion fine des prairies. Les résultats mettent en évidence que l’herbe pâturée est au centre des stratégies et qu’il faut conjuguer performances écologiques et résilience économique.

Pour en savoir plus : http://agriculture.gouv.fr/


23 octobre 2018

Des plans pour construire plein d'outils de travail disponibles sur internet

atelier_paysan.pngL'atelier paysan est une coopérative d'auto-construction de matériels principalement pour l'agriculture biologique. L'objectif est d'accompagner les agriculteurs dans la conception et la fabrication de machines et bâtiments. Outre l'organisation d'ateliers ou de formations, l'atelier paysan met à disposition un certain nombre de plans et tutoriels : du rouleau faca à la bineuse en passant par le semoir de semis direct pour céréales et le séparateur de méteils. 

Pour en savoir plus : https://www.latelierpaysan.org/


10 octobre 2018

L'ITAB lance son site sur les substances de base

substancesdebase.pngLes substances de base sont des substances pouvant être utilisées à des fins phytopharmaceutiques en agriculture alors que cela n’est pas leur vocation première. Par exemple, le sel, le sucre, le vinaigre, la bière… Les substances de base permettent donc de se prémunir contre certaines maladies ou certains nuisibles à moindre coût.

Dans le cadre du projet Basic Fiches financé par l’Agence Française pour la Biodiversité, l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB) met gratuitement des fiches à disposition qui permettront d’utiliser au mieux ces substances. Les fiches sont  organisées soit par substance soit par usage par filière. Ce site est optimisé pour mobile et tablette.

Pour en savoir plus : http://substances.itab.asso.fr/


28 août 2018

Auxil'haie : Guide pour une haie champêtre propice aux auxiliaires de culture

auxil_haie.pngLe réseau des Chambres d'agricultures propose un nouvel outil d'aide à la décision pour reussir l'implantation de haies champêtre. Cet outil permet de composer des séquences ligneuses (haies champêtres, systèmes agroforestiers) attractives pour des invertébrés auxiliaires de culture et de répondre à une problématique éventuelle de ravageurs de culture. L’outil est destiné aux conseillers agricoles et aux agriculteurs. Les conseils s’appliquent pour le territoire de la France métropolitaine.

Pour découvrir l'outil, rdv sur https://chambres-agriculture.fr/


25 juillet 2018

Le système iHSD pour détruire les graines d'adventices à la moisson

debruin

Le système australien iHSD de destruction des menues-pailles, actuellement. Cet équipement, fabriqué par la société australienne De Bruin détruit, selon le directeur Judson Weathley, jusqu'à 99 % des graines d'adventices. Son principe repose sur l'utilisation d'un rotor à plusieurs étages entrecroisés avec les étages d'un stator. Ces sortes de chicanes dynamiques forment un moulin qui choque les graines 5 à 6 fois afin de les pulvériser en poussière. Le destructeur iHSD se place à l'arrière de la moissonneuse-batteuse en lieu et place de l'éparpilleur de menues-pailles. Son animation est assurée par des moteurs hydrauliques alimentés par un circuit indépendant absorbant jusqu'à 120 chevaux. Cet équipement représente un investissement d'environ 100 000 euros et son montage prend environ 4 jours. Une seule machine est pour l'instant équipée de ce dispositif en France. 

Pour en savoir plus, rdv https://machinisme.reussir.fr/


13 juillet 2018

Semis des couverts végétaux à la volée avant moisson, ça marche

 

 

Les Ets Devrand et la Chambre d’agriculture de Bretagne se sont associés pour concevoir, fabriquer et tester une machine permettant de semer des couverts végétaux ou des dérobées de fourragères sous cultures sans travail du sol. Meilleure organisation du travail dans l’année, réduction de charge, couvertures du sol optimisées, les premiers tests montrent de nombreux avantages. Ce matériel a par ailleurs été récompensé d’un Innov'Space 2018.

Pour en savoir plus, rdv sur https://www.smap22.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=71&Itemid=289


9 juillet 2018

Les mélanges de semences désormais autorisés à la commercialisation

blé2L’arrêté du 15 septembre 1982 relatif à la commercialisation des semences de céréales a été modifié par un arrêté du 26 juin 2018 (JO du 6 juillet 2018). Il est maintenant autorisé de commercialisé des mélanges de semences de plusieurs des espèces ou de variétés d'une seule de ces espèces qui répondent avant mélange aux règles de certification ou de commercialisation qui leur sont applicables.  L'arret précise que les mélanges doivent être particulièrement efficaces contre la propagation d'organismes nuisibles. La composition des mélanges de semences est transmise au Service officiel de contrôle et de certification. C'est une verrou important qui vient d'être levé pour le développement des mélange variétaux. Reste maintenant deux principaux freins : - les standards définis par l'aval et structurés pour le marché meunerie qui refuse les mélanges afin de maîtriser la qualité des farines. Les grandes entreprises de collecte et de stockage (ECS) cherchent à maximiser la part de collecte pouvant accéder à ces marchés plus rémunérateurs. Pour autant, ce marché ne représente que 11% du marché en 2015-2016. Le marché export, qui représente plus de 50% des parts de marché du blé, est pourtant considéré comme un marché secondaire. les courtiers et metteurs sur le marché ne considèrent pas les mélanges comme incompatibles avec leurs exigences et leurs pratiques tant que les mélanges n'ont pas d'impact sur les critères de qualité utilisés pour l'export principalement le taux de protéines. -Le très faible investissement recherche des organismes de recherche appliquée. Peu d'essais au champs sur les performances des mélanges, et encore moins en conditions de production utilisant de bas niveaux d'intrants (qui sont pourtant les conditions dans lesquels les avantages des mélanges pourraient le mieux s'exprimer) sont menés. Ainsi, le manque de références en particulier sur les règles de conception pénalise la diffusion de ces mélanges.

Pour en savoir plus : https://www.legifrance.gouv.fr/

 

 


28 juin 2018

Mobilisation des filières agricoles en faveur de la transition agro-écologique : état des lieux et perspectives

agroecologie_et_filieres.pngUne étude a été réalisée afin de cerner la contribution des filières à la transition agroécologique initiée en 2013 avec l'adoption de la Loi d'Avenir et le déploiement du projet agroécologique national. En effet, cette transition ne dépend pas uniquement de l'innovation ou du conseil agronomique mais aussi de l'adaptation de l'économie et de ses filières agricoles. Les principaux résultats de cette étude permettent de dresser le bilan de la perception de l'agroécologie par les filières et de synthétiser les démarches actuelles. Dans l'ensemble, le terme agroécologie semble relativement connu par les acteurs économiques avec une association à la notion de démarche de progrès et parfois une confusion avec la notion d'agriculture durable. L'agroécologie est pour certains essentiellement perçue sous un angle environnemental et suscite un certain rejet. Ce terme reste toutefois très peu utilisé dans les stratégies de marketing et de communication.

Quatre familles de démarches liées à l'agroécologie émergent de la sphère économique : (1) les filières biologiques françaises, (2) les nouvelles gammes de produits "sans" comme la démarche "Nouvelle Agriculture" lancée par Terrena, (3) l'ajout dans les signes de qualité de critères agroenvironnementaux et (4) les démarches de durabilité au sens large. L'étude souligne la grande diversité des dynamiques agroécologiques selon les filières de production. Ainsi, maraichage et viticulture sont plus avancées. L'émergence et l'affirmation des démarches agroécologiques dans un secteur de production dépendent de trois dimensions avec en premier lieu l'attente sociétale, principalement les exigences des clients, qui est étroitement liée à la portée médiatique de divers enjeux (pesticides, OGM, bien être animal...). Puis vient la structure du secteur (structuration de la concurrence, concentration des acteurs, existence de niches alternatives...). Cela concerne aussi la maturité des solutions agroécologiques existantes. Enfin, la qualité du projet de sa mise en oeuvre sont un facteur déterminant. Elle varie notamment selon la capacité des acteurs économiques à passer d'un équilibre initial dans la chaine de valeur à un autre équilibre permettant notamment le partage des bénéfices et des risques de la démarche agroécologique.L'état des lieux réalisé montre que sur le plan environnemental, une grande partie des effets des démarches agroécologiques existantes relève plutôt de la recherche d'efficience à travers l'ajustement de normes ou pratiques à "petits pas". Pour la majorité des démarches, les acteurs visent à donner de la visibilité à des pratiques déjà existantes mais non valorisées spécifiquement comme le segment "lait de pâturage".

Les auteurs estiment que la politique agroécologique pourrait devenir plus volontaire et structurée. Ils recommandent également de mieux évaluer les démarches agroécologiques et surtout de mettre en cohérence différents outils de politiques publiques.

Pour en savoir plus : http://agreste.agriculture.gouv.fr/


13 juin 2018

Une cartographie des résistances des adventices aux herbicides maintenant disponible

resistance_coquelicot.pngLe Réseau de Réflexion et de Recherche sur les Résistances aux Pesticides vient de mettre à jour une cartographie des résistances aux herbicides des principales graminées et dicots en France. Quand le département est en rouge, c'est qu'au moins un cas de résistance a éte signalé et avéré. Si le département est en blanc cela ne signifie pas forcément qu'il n'y a pas d'apparition de résistance mais qu'aucun cas n'a été identifié.

Pour en savoir plus : https://www.r4p-inra.fr/


4 mai 2018

Partagez vos diagnostics maladies et ravageurs en grandes cultures avec Agrifind Alertes

agrifind_alertes.pngAGRIFIND vient de lancer une application sur smartphone, AGRIFIND ALERTES. L'objectif de cette application est de permettre aux agriculteurs de valider leurs diagnostics maladies et ravageurs via l'accès à une bibliothèque décrivant plus de 150 bioagresseurs sur 9 grandes cultures. Elle donne également la possibilité de partager ses diagnostics en créant une balise sur sa parcelle et en créant une alerte à partager. C'est donc à la fois un outil pour se conforter dans ses choix mais aussi collectif avec la possibilité de bénéficier des alertes lancés par des voisins. L'application est téléchargeable gratuitement.

Pour en savoir plus : https://www.agrifind.fr/alertes/


16 avril 2018

La conscience animale en BD

La_conscience_animale_en_bd.jpgLes animaux peuvent-ils éprouver des émotions ? Ont-ils une histoire de vie ? L’Inra s’est saisi de ces questions en réalisant une expertise scientifique collective sur la conscience animale, à la demande de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire. Mis au défi de tests cognitifs, les animaux expriment des comportements qui montrent leur capacité à éprouver des émotions, à reconnaître les limites de leurs connaissances mais aussi à gérer leur passé et leur futur. 

Selon leur espèce, les animaux montrent des aptitudes variées en termes de conscience. Les vertébrés sont équipés de systèmes nerveux qui traitent consciemment les processus d’informations complexes, et en particulier les émotions négatives causés par les stimuli propres à la douleur.

Pour lire la note complète : http://www.inra.fr


11 avril 2018

Pourquoi l'utilisation des mélanges variétaux de blé ne se diffuse pas plus en France !

Mélange variétauxLe Centre d'études et de prospective du Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation vient de publier une note rédigée par Pierre LABARTHE et al sur "Diffusion des mélanges variétaux pour la production de blé : une comparaison entre France et Danemark". Elle explique pourquoi l'adoption des mélanges variétaux par les agriculteurs français est toujours relativement faible. Des entretiens ont été réalisés auprès des acteurs amont et aval de la filière blé tendre française.

Trois freins principaux ont été identifiés. (1) La réglementation qui n'autorise pas la commercialisation de semences en mélange (alors que c'est le cas au Danemark). La maîtrise de technique de la production des mélanges et leur certification ne sembleraient pas soulever de problèmes majeurs mais engendreraient des coûts supplémentaires pour la filière. (2) Les standards définis par l'aval et structurés pour le marché meunerie qui refuse les mélanges afin de maîtriser la qualité des farines. Les grandes entreprises de collecte et de stockage (ECS) cherchent à maximiser la part de collecte pouvant accéder à ces marchés plus rémunérateurs. Pour autant, ce marché ne représente que 11% du marché en 2015-2016. Le marché export, qui représente plus de 50% des parts de marché du blé, est pourtant considéré comme un marché secondaire. les courtiers et metteurs sur le marché ne considèrent pas les mélanges comme incompatibles avec leurs exigences et leurs pratiques tant que les mélanges n'ont pas d'impact sur les critères de qualité utilisés pour l'export principalement le taux de protéines. Ainsi, pour des exigences non compatibles avec les mélanges mais concernant seulement 11% du marché, les grandes ECS freinent l'usage des mélanges. (3) Le très faible investissement recherche des organismes de recherche appliquée. Peu d'essais au champs sur les performances des mélanges, et encore moins en conditions de production utilisant de bas niveaux d'intrants (qui sont pourtant les conditions dans lesquels les avantages des mélanges pourraient le mieux s'exprimer) sont menés. Ainsi, le manque de références en particulier sur les règles de conception pénalise la diffusion de ces mélanges.

Pour lire la note complète : http://agriculture.gouv.fr/


Tout pour réaliser le protocole Test Bêche Vers de terre

PTBVT.pngAprès le test moutarde, EcoBioSoil a mis au point le protocole Test Bêche Vers de Terre. Il consiste à extraire 6 blocs de sol. Ceux-ci sont ensuite triés manuellement pour récupérer les vers de terre. Simple à mettre en place, il nécessite peu de matériel et doit être réalisé entre janvier et avril avant tout travail du sol. Une variante, développée par ISARA-Lyon existe pour observer à la fois la structure et les  résultats de l'activité des vers de terre. Pour cela, une méthode spécifique d'extraction des blocs doit être réalisée.

Pour en savoir plus et contribuer à l'observatoire participatif : https://ecobiosoil.univ-rennes1.fr/


27 mars 2018

L’expérimentation en agro-écologie accélère avec CA-SYS

casys

Sur la plateforme CA-SYS (Co-designed Agroecological System Experiment), l’Inra et ses partenaires développent les expérimentations sur les systèmes agro-écologiques innovants et durables. Ce dispositif en grandes cultures renouvelle les méthodes expérimentales en combinant sélection variétale, minimisation des intrants, valorisation des interactions biologiques et organisation de l’espace agricole. Ce site expérimentale est inséré dans un paysage dense en infrastructures paysagères (bois, haies et aménagement parcellaire par bandes enherbées ou fleuries…), les systèmes de culture en semis direct ou avec travail du sol possible cherchent à maximiser la biodiversité fonctionnelle pour réguler les bio-agresseurs, fixer l’azote atmosphérique, boucler les cycles, etc….

Cette plate forme est aujourd'hui en phase de lancement, les résultats intéressants arriveront d'ici 2,3 ans.  Une visite de ce site sera pertinante et surement riche d'enseignements pour des agriculteurs intéressés par l'agro écologie.

Pour en savoir plus : http://www.inra.fr


Arvalis lance une recherche participative pour trouver des solutions contre le taupin

taupin.pngLa recherche de solutions de protection du maïs contre les taupins fait l’objet de nombreux travaux depuis plusieurs décennies. Arvalis travaille sur une solution alternative aux traitements chimiques : la stratégie des plantes-appâts. Le principe : semer une plante compagne du maïs pour qu’elle attire les larves de taupins et permette ainsi au maïs d’esquiver une partie des attaques. Concrètement, il s'agit d'épandre puis d'incorporer dans les 15 premiers centimètres du sol des graines appâts, du blé associé ou non à du maïs, une semaine avant (au maximum) de réaliser le semis de maïs en tant que culture principale. Après germination des graines, les plantes compagnes vont attirer les larves de taupins. Les attaques vont donc être diluées au cours des premières semaines, laissant le temps au maïs d’atteindre un stade de moindre sensibilité aux attaques de taupins. Pour éviter de concurrencer la culture de vente, les plantes-compagnes doivent impérativement être détruites assez tôt, c’est-à-dire au stade 3-4 feuilles du maïs (en tant que culture de vente) par un désherbage chimique sélectif ou un désherbage mécanique. Sur quelques essais, réalisés entre 2012 et 2017 en microparcelles expérimentales, l’utilisation de blé seul ou en association avec du maïs permet d’abaisser l’intensité des attaques de taupins de près de 50 à 60 %. Ces niveaux d’efficacité sont sensiblement équivalents à ceux obtenus avec une référence insecticide conventionnelle. Arvalis propose cette année que les agriculteurs testent eux-mêmes cette solution. Pour cela, ils mettent à disposition un protocole accessible sur internet. Les agriculteurs sont invités à rensigner les données collectées au fur et à mesure du suivi sur un page web.

Pour en savoir plus : https://www.yvoir.fr/


15 mars 2018

Agro-league une communauté d'agriculteurs épanouis.

Agroleague.jpgLe site Agro-league.com est un site à destination des agriculteurs qui souhaitent franchir le pas de l'agriculture de conservation. Pour Agro-League, cette transition vers une agriculture positive est source d'épanouissement et d'accomplissement. Le site propose des formations "en ligne" pointues avec des solutions concrètes pour innover en limitant son risque. Agro-league propose aussi une plate forme dédiée aux échanges entre les membres de la communauté. En compléments, une dizaine de rencontre par ans sont organisées. 

Pour découvrir ce site, rdv sur http://www.agro-league.com/


14 mars 2018

INTERAPI, un outil d'aide à la gestion de la ressource mellifère

abeille2.jpgLe projet INTERAPI piloté par l'ITSAP - Institut de l'abeille visait à améliorer la production apicole et la santé du cheptel français par un maintien et un renforcement de l'offre en ressources mellifères dans l'ensemble des territoires. Il a notamment permis de montrer le potentiel que représentent les cultures intermédiaires mellifères (CIM) pour fortifier et diversifier l'offre en ressources polliniques en période de pré-hivernage, ainsi que le rôle qu'elles peuvent jouer dans la réduction des mortalités hivernales des colonies d'abeilles. Dans le cadre de ce projet, un outil d'aide à la gestion de la ressource mellifère a été élaboré. Il recense 38 espèces mellifères et 4 mélanges pour lesquels des informations agronomiques et apicoles sont connues et utilisables pour les implanter en interculture ou en jachère. Cet outil s'adresse aux acteurs du monde rural dans leur ensemble ( agriculteurs, apiculteurs, techniciens et ingénieurs du développement rural...).

La base de données a été conçue de façon à ce qu'un utilisateur choisisse les espèces à implanter en fonction de: - leur utilisation ; - leur intérêt agronomique ; - leur intérêt apicole. A l'avenir, l'outil pourra s'ouvrir à d'autres types de couverts végétaux susceptibles de renforcer l'offre en ressources mellifères et ainsi proposer de façon plus spécifique des variétés à implanter en culture associée ou comme culture relais pour les systèmes en couvert permanent.

Pour en savoir plus : http://www.interapi.itsap.asso.fr/


2 février 2018

Choix variétal, changer d’échelle pour réduire la nuisibilité des maladies

blé2Christian Lannou, chercheur à l'INRA a présenté une approche du choix variétal pertinante et novatrice lors du colloque Phloeme organisé par Arvalis le 24 et 25 Janvier 2018. 

Tout est parti d'une observation faite sur la variété Soissons. Elle fut très cultivée avant 2000,  cela a favorisé l'émergence d'un pathotype spécialisé très agréssif à forte nuisibilité. Lorsque Soissons est devenu plus rare dans le paysage français, ce pathotype a quasiment disparu et la variété a vu son niveau de maladie observé sur le terrain diminuer significativement, le paysage variétal produisant alors des pathotypes peu efficaces sur Soissons.

Ce constat basé sur des comptages et des identifications de souches de maladie amène à réfléchir sur la pertinence de raisonner le choix variétal à l'échelle du paysage ou de la zone de production. 

Pour en savoir plus, rdv sur www6.versailles-grignon.inra.fr

 


15 janvier 2018

Nourrir les populations avec des fermes verticales : déjà en développement aux USA

fermes_verticale_USA.pngDepuis une quinzaine d'années, on observe un engouement nouveau aux Etas-Unis pour une nouvelle forme de production agricole à travers le développement des fermes verticales ou encore des fermes intérieures. Le Ministère de l'Agriculture américain recensait déjà en 2012 plus de 40 000 fermes "indoor" (incluant les cultures sous serres). L'agriculture verticale consiste à cultiver des plantes sur des surfaces empilées ou inclinées verticalement et/ou intégrées dans d'autres structures comme des gratte-ciels, des entrepôts réhabilités... On peut distinguer 3 principales méthodes de production mises en oeuvre dans ces fermes : l'hydroponie, l'aquaponie et l'éaroponie. Ces modes de production se sont multipliés ces dernières années dans les principales villes américaines telles que New York ou San Francisco. La recherche américaine aujourd'hui se concentre sur plusieurs objectifs : automatisation des tâches, contrôle de l'environnement et de la croissance des plantes, et développement de variétés adaptées à ces conditions spécifiques. Les rendements dans une ferme verticale sont en moyenne 2,5 fois supérieurs aux rendements de production de plein champs.

A l'échelle mondiale, le marché des fermes verticales devrait atteindre 5,8 milliards de dollars d'ici 2022.  L'Asie devrait être le plus grand marché d'ici 2024 avec en premier lieu le Japon dont les terres arables ne représentent que 12% de la superficie du pays. L'Amérique du Nord détient également une part importante du marché mondial. La plus grande ferme verticale se situe dans le New Jersey avec une superficie de 6500 m². L'agriculture verticale semble avoir un réel potentiel de développement car elle permet la production de cultures à haute valeur nutritionnelle et de s'affranchir des imprévus climatiques. Néanmoins, ce type d'agriculturre a des limites qui rendent son application à grande échelle peu probable notamment en terme de consommation d'énergie.

Pour en savoir plus : https://www.france-science.org/


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