fiche_identite_dubuisson.bmpPhilippe DUBUISSON est céréalier sur 120 ha et élève des brebis. Depuis plusieurs années, il pratique les TCS et conduit son blé en protection intégrée. Pour aller plus loin notamment sur ses autres cultures, il a intégré l’année dernière un groupe DEPHY Ecophyto piloté par le CERFRANCE Normandie. Parmi les pistes évoquées avec son ingénieur réseau, une en particulier a retenu toute son attention, le colza associé à un couvert. L’objectif de cette technique déjà expérimentée par le CETIOM est double : réduire l’apport d’engrais minéral azoté en en substituant une partie par de l’azote organique issue de légumineuse et réduire voire se passer d’herbicide. La technique est assez simple à mettre en œuvre. Il s’agit de semer en même temps que le colza un couvert qui occupera l’espace pendant la période d’installation du colza et qui restituera de l’azote une fois détruit par le gel. Reste à trouver le bon couvert adapté aux conditions pédoclimatiques de l’exploitation.

Philippe a testé 3 espèces : féverole de printemps, lentille et caméline. Si la caméline et la lentille ne l’ont pas convaincu, la féverole a très bien fonctionné. La caméline a eu un effet dépressif non seulement sur les adventices mais également sur le colza, réduisant fortement la biomasse entrée hiver. La lentille, si elle a bien occupé l’espace et donc éviter un désherbage, n’a pas permis d’économie d’azote car elle n’était pas assez développée. La féverole de printemps a tenu toutes ses promesses : réduction de 30uN/ha, pas de désherbage, le tout pour un rendement équivalent au témoin désherbé avec Colzor trio et ayant reçu la dose maximale d’azote.

L’année prochaine, c’est sûr, sur l’exploitation de Philippe, le colza se sentira moins seul !