etudeperceptionadventices.jpgUne enquête nationale réalisée par l'INRA et ayant recueilli 1320 réponses (839 analysées dans cet article), dont 56% d'agriculteurs, 26% de conseillers, 14% de techniciens/expérimentateurs et 4% de chercheurs, a permis de sonder leur perception des adventices. Les effets positifs des adventices ont moins d’importance aux yeux des sondés que leurs effets négatifs et principalement ce sont les chercheurs qui les citent. Les effets positifs « sources de pollen pour les insectes » et « refuge pour les auxiliaires des cultures » sont ceux auxquels les répondants ont accordé le plus d’importance. Pour les effets négatifs, la perte de rendement (nuisibilité primaire directe) et l’augmentation du stock semencier (nuisibilité secondaire) sont les plus importants. Entre 60% et 80% des personnes enquêtées jugent importants les effets négatifs sur la conduite des travaux agricoles et la perte de qualité la récolte. Les adventices les plus citées comme problématiques sont le vulpin des champs (cité par 47,5%), le ray-grass (45,3%), le chardon des champs (42,6%), la folle avoine (17,5%) et le gaillet gratteron (16,2%). Vingt-deux relevés adventices virtuels différents étaient présentés aux personnes sondées, qui devaient indiquer leur perception du risque malherbologique et leur volonté de désherber une telle communauté. Une différence existe entre la perception du risque malherbologique et de la décision de désherbage pour les agriculteurs, les expérimentateurs, les conseillers agricoles, mais pas pour les chercheurs. Il existe une différence de perception au sein de chaque type d’acteurs, aussi grande qu'entre les acteurs.

enqueteperceptionadventices.jpgDifférents profils, associés à leurs déterminants, ont pu être identifiés : (1) un groupe de personnes très tolérantes à la présence d'adventices et ne désherbant pas les relevés composés majoritairement d'agriculteurs ou de conseillers en bio, (2) un groupe très intolérant et désherbant systématiquement composé à 31% d'agriculteurs plutôt des céréaliers avec des hauts potentiels de production, (3) un groupe moyennement tolérant et envisageant un désherbage si ils ont le temps composés d'agriculteurs plutôt en polyculture élevage et (4) un groupe moyennement tolérant et raisonnant son déhserbage en fonction des espèces présentes. 

Pour lire le rapport complet :  https://www.gchp2e.fr/