mycoagro.jpgLe projet MYCOAGRA porté par la Chambre d'Agriculture de la Dordogne en partenariat avec des organismes de recherche, de développement et d’enseignement agricole a pour objectif de contribuer à la compétitivité des systèmes de cultures favorables à la vie des sols, au stockage du carbone, à la préservation des ressources en eau et à la diminution de l'utilisation d'intrants chimiques en agissant pour la prise en compte des symbioses endomycorhiziennes dans les pratiques agricoles. Ce projet a pour but d'obtenir et diffuser des indicateurs agro-écologiques, facilement accessibles par les agriculteurs, leur permettant de connaître, comprendre et intégrer tous les intérêts agronomiques des processus de mycorhization pour envisager, concevoir, tester puis déployer de nouvelles pratiques culturales favorables à la mycorhization. Pour cela, il s'appuie sur l'étude du système noyeraie/maïs dans des systèmes de production différents (agriculture de conservation, agriculture biologique...).

Les premiers résultats montrent que les couverts végétaux ont bien un impact majeur sur la mycorhization dans les systèmes agroforestiers. Sans ces couverts, les champignons traversent des périodes critiques avec peu de racines présentes qui sont nécessaires à leur survie, ce qui entraîne leur quasi-extinction. Le labour et les pesticides ont également un impact négatif, détruisant les populations mycorhiziennes. La composition du couvert végétal est très importante. Certaines espèces ne sont pas favorables à la mycorhization (Brassicacées, Chénopodiacées) tandis que les légumineuses comme la féverole développent d’importants réseaux mycorhiziens diversifiés.

Pour en savoir plus :  http://www.agroforesterie.fr/