moPascal BOIVIN, professeur à l'HEPIA (canton de Genève), a donné des réponses lors des rencontres de l'ABC en janvier. En définissant tout d'abord la qualité des sols comme aptitude à assurer leurs fonctions, il distingue la qualité potentielle, appelée capacité, relativement invariable à l'échelle de l'exploitation (texture, profondeur, ...) contrairement à la qualité stricto sensus qui varie en fonction des pratiques agricoles et des itinéraires. La fertilité physique du sol (qualité de la structure) est en général le point de faiblesse principal et le plus négligé. Deux notions sont à prendre en compte:

 

-La qualité de la structure varie beaucoup saisonnièrement, voire sur des pas de temps plus courts (compaction), elle s’apprécie au test bêche désormais abordable dans une formule simplifiée et rationalisée (le VESS). Pour commencer, le test bêche VESS donne un scoring dans l'ordre d'une bonne structure 1 à une mauvaise. Il faut veiller à ne pas voir durablement un score >3. Les couverts, céréales d'automne permettent d'améliorer rapidement la qualité.

-La vulnérabilité de la structure dépend de sa résistance aux stress mécaniques, et de sa résilience (sa capacité à se refaire après un stress). La combinaison des deux est la vulnérabilité. Elle dépend des teneurs en matière organique (MO) et en argile et s’apprécie par le rapport MO/ Argile. A moyen terme, il faut veiller à avoir une vulnérabilité acceptable, soit un rapport MO/Argile > 17%.

C'est en pilotant ces deux indicateurs à court et moyen terme qu'il est possible d'évaluer simplement l'évolution de la qualité des sols.