noisetier.jpgLes vergers de noisetiers français sont endommagés par la punaise verte (GSB). Les tendances actuelles à réduire l'application de produits phytosanitaires de synthèse doivent conduire à mettre en oeuvre plusieurs stratégies pour réduire les attaques de cette punaise à des niveaux plus acceptables. Ainsi, rendre l'environnement moins propice à la survie des ravageurs et mieux adapté aux ennemis naturels devrait conduire à une réduction de la population des ravageurs. En effet, (1) le contrôle des plantes hôtes peut réduire les ressources disponibles pour le GSB (c'est-à-dire les fruits, les gousses et les graines pour les adultes) pendant ses étapes clés de la vie; (2) la réduction des ressources végétales alternatives pendant la phase végétative des noisetiers et des plantes hôtes compétitives pendant les fructifications du noisetier peut avoir un impact négatif sur les populations de GSB de pointe; (3) la promotion d'espèces végétales fournissant des sources de nourriture et des habitats adaptés aux ennemis naturels sans soutenir les espèces nuisibles peut réduire les populations de GSB.

L'ANPN, le DISAFA (université de Turin) et l'INRA d'Antibes ont démarré un projet de collaboration financé par le FEDER contre cette punaise. Il s'agit du projet REPLIK. Le projet vise à développer des solutions de gestion des plantes pour réduire les dégâts des ravageurs dans les vergers de noisetiers en: (1) étudiant la dynamique des populations en fonction de la diversité végétale des haies, (2) évaluant le rôle des plantes hôtes dans l'entretien et / ou dans la dispersion du ravageur, (3) identifier les ennemis naturels et leurs hôtes (tels que les parasites et les parasitoïdes) et enfin (4) étudier les capacités de dispersion des adultes et des nymphes dans les champs.

Pour en savoir plus :  https://www.researchgate.net/